"Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre." Paul Eluard


“ L'écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre. ” Jean Rouaud

“ L’écriture est à la fois une façon d’être dans l’humanité et au plus près de l’humain. ” Philippe Claudel

dimanche 10 décembre 2017

Pluie

 Il pleut, il pleut, il pleut
Rentre tes blancs moutons

J' n' te prête pas ma plume
Pour écrire ta chanson.
Si par temps d'orage
Tu faisais tes bagage,
Il resterait à l'horizon
Les barreaux de ta cage
Pour faire une prison.
Mais il faut être sage
Et garder la raison
La vie est une cage
Où après chaque page
Elle livre ses poisons.

jeudi 7 décembre 2017

BRRRR !


BRRR .... ! Moi je reste au chaud.

mercredi 6 décembre 2017

Jean d'Ormesson VS Johnny Halliday



Bon et bien, le titre peut paraître violent... Et à juste titre, je peux le comprendre ! J'avais juste envie de provoquer un peu, car je l'ai ressenti ce matin... parce que en deux jours d'affilée deux de nos personnalités françaises ont été emportées par l'éternité... et je ne comprenais pas pourquoi... pourquoi la disparition de Johnny faisait réagir plus de monde, alors que Jean d'Ormesson laissait derrière lui tant de belles choses aussi.

Ce qui me fait donc écrire aujourd'hui, ce n'est pas pour parler de leurs œuvres ni de ce qu'ils ont fait ou non pour la France... Ni de ce j'aime ou non chez l'un comme chez l'autre... Juste une envie de partager des notes de réflexion...

Hier, mardi 05 décembre 2017 à mon réveil, j'apprends la mort de Jean d'Ormesson. Je reste quelques minutes en silence pour intégrer l'information. Sur Facebook, on en parle, vite fait, pas tant que ça.

Ce matin, mercredi 06 décembre 2017 à mon réveil, j'apprends la mort de Johnny Halliday. Même réaction. Je reste dans le silence, j'intègre l'info. Sur Facebook, ça ne parle que de ça... Johnny par ci et des Johnny par là.

[A savoir que mon fil d'actualités est composé que de quelques amis, et surtout des chaînes de radio, informations, journaux, groupes de travailleurs sociaux, d'éducateurs...]

Réaction primaire de ma part... Je me dis, putain c'est injuste pour d'Ormesson. Cet immortel a été vite remplacé par un autre immortel de la chanson française. 

Je n'ai absolument rien contre Johnny, mais disons que je porte plus de l'intérêt pour Ormesson. Alors du coup, cela m'a un peu, comment dire, agacée et attristée... Sans prise de recul, des pensées idiotes me traversent l'esprit : 

"Ah ouais c'est ça la France ? préfère un chanteur qu'un intellectuel ?" 
"Elle reconnaît plus un Johnny qu'un d'Ormesson ?" 

Bref, sur le coup, vraiment, ces pensées m'ont traversée, mais très vite, je suis revenue à la raison et j'ai cherché à donner du sens.

Je me suis sentie presque mal placée de les confronter dans leur mort, car une vie reste une vie, et que tu sois chanteur, écrivain, ou une personne lambda... Une vie a autant de valeur qu'une autre vie, et dans la mort, ce sont les proches qui en souffrent le plus.

Cependant, j'ai commencé à m'interroger sur pourquoi la mort de Johnny semble plus bouleverser la France, plus que d'Ormesson. Qu'est-ce que cela vient donc dire de la société ? de notre humanité ? de nos peurs inconscientes ? Quel est le rôle d'un écrivain et celui d'un chanteur pour un peuple ?
Qu'est-ce que ces français ressentent à travers le décès de Johnny que je ne ressens pas ? 

Je ne suis pas du tout calée en sociologie alors je ne pourrai pas tenter une analyse...
Néanmoins, quand je le regarde par le prisme de mes observations, de mon analyse et que j'essaie de comprendre, de donner du sens...




Lire nous oblige à faire l'effort d'acquérir un livre, de tourner les pages, d'aller à la rencontre de son auteur, de rentrer dans le monde de son auteur, de le comprendre, de se projeter ou non...
Alors qu'une musique, même sans en avoir envie ou sans effort, nous pouvons l'entendre, l'écouter, aimer la musique ou pas. Elle vient à nous même lorsque nous ne la cherchons pas. Elle s'impose à nous, partout ou presque... 

Alors même sans parler de préférence pour un artiste ou pour l'autre, d'un Johnny ou d'un Ormesson : 

Le chanteur berce la jeunesse de beaucoup, même sans effort à faire pour le reconnaître, pendant que l'écrivain, il faut faire l'effort de le lire pour le reconnaître. Le choix est vite fait imposé me semble-t-il.  

Johnny, en tant que chanteur, a donc peut-être plus marqué la jeunesse de l'ensemble de notre population adulte. A travers sa musique, dans le quotidien de chacun, dans les moments de fêtes ou de peine....
Plus que Jean d'Ormesson, qui pour le reconnaître, il nous faut pouvoir faire le geste d'aller vers lui, vers ses écrits, ses romans... et quand bien même toute une population le lirait, il ne partage pas la même chose.
L'écrivain fait bouger les consciences, le chanteur partage notre vie, on s'en sent juste plus proche... 
Et je disais plus haut : "Une vie a autant de valeur qu'une autre vie, et dans la mort, ce sont les proches qui en souffrent le plus."

Cette icône du rock ravive donc des émotions, des souvenirs vécus en présence de sa musique... Et si cette tristesse, cette émotion, cette nostalgie prennent de l'ampleur, c'est parce qu'une page se tourne... Et cette page nous renverrait à notre jeunesse qui s'en va, à un temps révolu... Cette disparition nous renverrait aussi à notre réalité du temps qui passe, à notre propre vieillissement et notre rapport à notre mort, puisque Johnny fait partie de notre histoire, qu'on le veuille ou non, on a grandit avec Johnny dans les médias, Johnny dans nos radios, Johnny dans nos délires, dans nos fêtes... 
Jean d'Ormesson partage des mots, des idées, un monde, des histoires qui nous font vivre de l'émotion... Est-ce donc cela peut-être la différence entre le chanteur et l'écrivain ?

La trace que nous laissent ces deux hommes n'est pas comparable... puisqu'elle est totalement différente...
L'un chanteur, l'autre écrivain...
Je comprends mieux pourquoi... la mort de Johnny attriste plus que celle d'Ormesson. Parce qu'il a partagé la vie de chacun... sa musique rappelle des lieux, des souvenirs, des moments partagés autrefois... En disparaissant, Johnny emporte avec lui un pan de l'histoire de chacun...



Paix à leur âme,
Et pensées pour leurs proches...

 

Ju'        


dimanche 3 décembre 2017

Souriez ! La vie est belle...


Vendredi 1er décembre 2017 - 8h00 - à Pélussin :



" Wow ! Elle est belle la neige !!!!

- N'est-ce pas ?! Dans le Pilat, c'est magnifique !

- Oh oui, je suis contente de pouvoir contempler cela avant de repartir !!!
Mais qui dit "NEIGE" dit "SNCF va te foutre dans la merde." 

[...] 

- Dis, ça te dérange pas là qu'on sorte dans les minutes qui suivent ? Mon TER a été supprimé ! Faut que j'arrive à attraper celui qui m'emmène à l'autre gare pour tenter de sauter dans mon TGV.

- T'as combien de temps pour la correspondance ? 

- 4 minutes chrono... Non c'est peine perdue ?! L'espoir fait vivre... 

[...]

- T'as vu comme c'est beau ??? Toute cette neige...

- Oh... Je suis tellement stressée de ne pas réussir à rentrer que j'n'arrive pas à en profiter ! Et pourtant, je sais que cela ne sert à rien ! Je sais que quoiqu'il en soit, il y a 1000 possibilités pour que je puisse rentrer... Allez copine ! Tout va bien ! Ce n'est pas grave ! C'est vrai que ce paysage est magnifique !! 

- Ahahahahah, oui, quoiqu'il en soit, tu vas réussir à rentrer.

[...]

- Copine ! Merci encore de m'avoir accueillie !!! Joyeux anniversaire !!! Passe une belle journée ! et on s'appelle ! "
Mouack, mouack... Bizzzzzzzzz




" C'est trop tard ? Y'a pas moyen que je le choppe ce TGV ?? 

- Non, il 10h46, le TGV va partir. Allez voir à l'accueil ce qu'ils peuvent faire pour vous.

[...10 minutes plus tard...dans la queue...]

- Vite madame ! Courez ! Il n'est pas encore parti ! Faites vite !

- Merci............ Au revoir !!!" Fuséeeeeeeeeee



Voiture 9.
Voiture 8.
Voiture 7.
Voiture 6.
Voiture 5.
Voiture bar... 

"Bonjour.
- Bonjour !!!!"



"Wow elle est souriante cette dame ! ça fait du bien !  
- Oui c'est vrai. 
- On en voit tellement peu de gens qui sourient comme elle."

Voiture 3.
Voiture 2 ! Enfin !!! 

Le TGV démarre. A l'autre gare... 1h30 de retard.  


[...]

14 heures 15 - Métro parisien

"Bonjour monsieur.
- Bonjour.
- Tenez, c'est mon repas de ce midi que je n'ai pas pris le temps de manger. 
- Merci, merci beaucoup !
- Je vous en prie. Belle journée à vous. "

[...]

SMS : J'arrive bientôt ! Y'a à manger dans le frigo ? Je crève la dalle ! 

SMS : T'arrives dans combien de temps ? 

SMS : dans 1 heure.

SMS : Je te prépare quelque chose.

SMS : Merci Maman ! Je t'aime !



Je suis vannée... fatiguée... car arrivée à Paris, encore de la route à faire...
Mais bon... Mon sourire a fait du bien... alors ça je le garde comme un joli cadeau ! Je ne sais pas jusqu'à quel point j'ai souri... mais... faire du bien sans faire grand chose ; cela a suffit à faire mon bonheur ! 



Ju'            

 

Sale monde !

Hier nous étions tous un peu engourdis par le froid cotonneux qui avait fait suite aux neiges éternelles (elles sont encore là et le froid aussi) pas de grande randonnée, ni même de balade intéressante. Autre chose qui occupe généralement le temps libre : la corvée des courses. Je dis corvée, car s'en est de plus en plus une pour moi, pour mes jambes, pour mon porte monnaie et là avec Noël qui s'avance, je ne vous dis pas !
Première sortie vers 11h quand  j'ai vu sous un gros nuage un coin de ciel bleu. Tiens me dis, ne serait ce pas le moment de tenter une petite sortie avant que ne fonde la blanche immaculée qui recouvre nos champs et prés ?
Première escale : le coin de la maison, et ses moutons des prés enneigés.
Deuxième escale, l’inévitable pré des jolies rousses, mais comme il est plus loin, évidemment, il arrive en seconde position sur mon chemin.
Passant par là je contemple encore un peu la neige sur les arbres.

C'est trop beau ! Merci madame nature. Je me demande pourquoi les hommes vous font tant de misères !
Mais les humains, je ne sais pas si je ne vais pas plutôt les qualifier d'inhumains d'ailleurs, tellement je les trouve ignobles. Il n'y a qu'à voir comment ils traitent leur environnement : autres hommes, nature, animaux. Tiens, le propriétaire de ces vaches par exemple : plusieurs petits veaux sont nés la veille, dans la neige et le froid. Les mères ont du se débrouiller seules pour protéger leur petit. Certains éleveurs prennent le soin de laisser les mères gestantes à l'abri, à l'approche de la date présumée des naissances, et gardent la mère et l'enfant quelques jours au chaud. Pas celui ci. Comme de nombreux autres, il s'en fou. Il préfère les sous, s'il arrive quelque chose, les assurances le dédommageront bien, et nous nous tous verrons bien nos cotisations arrondies à la prochaine échéance ! Mais attendez, donc, ce n'est pas fini !
Continuons notre petit périple, jusqu'au super marché. Rayon poissons, un gentil poissonnier s'occupe de nous. Soudain il s'excuse et nous plante là au beau milieu. Une lubie ? Non, derrière lui, des clients un peu trop pressés ont bousculé une gondole et celle ci, patatras, dans l'allée. Personne ne se baisse naturellement pour la relever !  on préfère rouler dessus avec un caddie, c'est plus marrant !
Passons maintenant à la caisse, et là c'est le pompon ! Quand la caissière nous voit avec notre charriot, c'est l'explosion : "c'est moins de 10 articles, ici", nous dit elle, tout de go." Oui et" ? "Vous avez moins de 10 article  ?" (De sa voix revêche) "OUI, nous avons moins de 10 articles" s'exclame Petite Ponette légèrement agacée par le ton péremptoire de mademoiselle pur produit du système. Moi, tout de même énervée,  je renchéri, "bien sûr qu'on a moins de 10 articles !"." Bon".
Nouvel incident au moment de payer. Ma carte n'est pas lu par le lecteur. Ah ! la belle affaire ! "VOUS avez ARRACHE votre carte !" beugle la caissière mademoiselle pur produit du système. Euh, non pas encore, parlez donc de ce que vous savez, pas de ce que vous ne savez pas, je n'ai pas encore arraché ma carte ! ! ! "SI VOUS AVEZ ARRACHE VOTRE CARTE". . Moi de plus en plus agacée : "ET ALORS ? CA VOUS DISPENSE D'ÊTRE AIMABLE ?" Moi si, cela m'a dispensé d'être aimable, j'ai franchement été désagréable, au moins autant qu'elle, c'est dire. Quand après avoir procédé aux opérations délicates de paiement, elle m'a tendu avec mon ticket, de façon fort délicate, un espèce de machin enrobé dans un papier, que la Plume joue avec, des fois, je le lui ai balancé en travers de son tapis roulant, lui disant que j'en avais rien à foutre de sa merde ! La prochaine fois je choisirai mieux ma caissière ! L'ennui, c'est que, s'il n'y a pas beaucoup de caisses d'ouvertes, il y a par contre de plus en plus de caissières mal aimables !
Nous avons terminé notre périple comme des enragées, nous moquant de cette blondasse pur produit du système. Petite Ponette convenant que je n'avais pas, sans doute fait preuve de beaucoup de délicatesse, mais que la blondasse avait été si odieuse, que c'était quand même bien mérité. Sale monde ! Va ! Non mais !